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Sommaire

 

La ligne d’Anduze à Saint Jean du Gard fête ses 100 ans
Une ligne construite pour développer l’industrie de la soie
Soie, poterie et tanin ont bénéficié de l’arrivée du chemin de fer
1905 – 1909 : 4 années pour construire 13 km d’une ligne escarpée
Une reconversion touristique réussie p. 11
Trains touristiques et patrimoine industriel – Données nationales
Personnes ressources et renseignements pratiques
Annexes
Impressions et Souvenirs de Marcel PROUZET
Le Musée des Vallées cévenoles à Maison Rouge
Le Chêne Vert, potier à Anduze

 

LA LIGNE D’ANDUZE A SAINT JEAN DU GARD FETE SES 100 ANS
100 ans de la ligne Anduze – Saint Jean du Gard

4 week-ends de festivités et une exposition itinérante pour célébrer la ligne centenaire La ligne de chemin de fer cévenole reliant Anduze à Saint Jean du Gard a 100 ans.
Inaugurée le 26 mai 1909 par René Boudon, maire de Saint-Jean-du-Gard, conseiller général, filateur et banquier, la ligne va concourir pendant plus de 60
ans au développement économique de la région et à la renommée de la soie cévenole !
Exploitée commercialement jusqu’en juillet 1971, c’est à partir de 1982 que la ligne renaît sous des traits touristiques prolongeant ainsi la mémoire des métiers cévenols et participant au développement touristique régional.
Pendant quatre week-end d’avril à octobre (11-13 avril ; 8-10 mai ; 8-11 août ; 10-11 octobre), en hommage à la ligne touristique qu’il emprunte chaque saison depuis plus de 20 ans, le Train à Vapeur des Cévennes fêtera ce centenaire en célébrant la soie, la poterie, la châtaigne cévenoles dont la culture, le développement et l’exploitation sont intimement liés à la liaison ferroviaire desservant Saint Jean du Gard.

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Saint Jean du Gard 1900.
Du samedi 11 au lundi 13 avril 2009, Saint Jean du Gard revêt ses habits 1900 à l’occasion de la reconstitution de l’inauguration de la ligne reliant Anduze à Saint Jean du Gard.
Des comédiens en costumes, des calèches et des musiciens recréent l’ambiance 1900 dans les rues et sur la place de la gare de Saint Jean du Gard.
Une exposition sous chapiteau composée d’un diaporama et de posters, permet de parcourir l’historique de la construction de la ligne et des quinze ouvrages d’art associés.
Sur une voiture voyageurs, une fresque du parcours et de ses attraits touristiques a été peinte par deux artistes locaux. Elle sera découverte par les représentants des communes traversées. Outre les circulations anniversaires de jour, deux circulations de nuit programmées les 11 et 12 avril proposeront un spectacle pyrotechnique d’exception, illuminant sur son passage les paysages de la vallée des gardons.
tvc_presse_img_013Festival ferroviaire.
Du vendredi 8 au dimanche 10 mai 2009, le patrimoine ferroviaire restauré au fil des ans par le Train à Vapeur des Cévennes sera mis à l’honneur : locomotives présentées en pression, passage de baptêmes vapeur, visites des cabines de conduite et du dépôt accueillant le matériel moteur avec les mécaniciens ou encore découverte des joies de la draisine à bras, rendue célèbre par les westerns.
Cette célébration du patrimoine ferroviaire sera associée à un spectacle surprise intitulé le mystère de la bâche rouge présenté du 8 au 10 mai à 16h30 sur la place de la gare d’Anduze par la compagnie picarde des ZICZAZOU!
♦ Festival de la céramique.
Dans le cadre du Festival de la Céramique qui se tient à Anduze du 8 au 11 août 2009, le train à vapeur des Cévennes rendra également hommage au fameux vase d’Anduze « vernissé, flammé », né de l’imagination et de la créativité d’un potier cévenol, en proposant une cuisson inattendue de poteries d’Anduze dans le foyer d’une locomotive vapeur. Déjà au 17e siècle, La ville d’Anduze était un centre de production de poterie important et reconnu, en vaisselle de toute sorte, en tuiles, carreaux et tuyaux de canalisation. Au 18e elle acquiert sa réputation grâce à ses vases horticoles. Au 19e elle produit en outre des bassines pour les filatures de soie.
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♦ Les castagnades d’automne.
Célébrant le châtaignier cévenol - l’arbre à pain qui fut le grand nourricier des Cévennes pendant plus d’un millénaire – les castagnades proposent de rejoindre en train un pique-nique paysan en gare de Thoiras les samedi 10 et dimanche 11 octobre 2009. Châtaignes grillées, musique, exposition et jeux anciens ponctueront le week-end automnal.
Départ d’Anduze : 10h, 11h, 12h, 15h, 16h.
Départ de Saint Jean : 10h30, 11h30, 14h, 15h.
L’omniprésence du châtaignier dans le temps et l'espace cévenols donne à cet arbre une place privilégiée dans l'histoire de ce pays. La châtaigneraie cévenole (Gard et Lozère) a couvert environ 40 000 ha. Avec la forte croissance démographique du XVIe siècle, le châtaignier est intensément planté partout où le sol et le climat l'ont permis, il devient le « maître des terroirs ».
Sur presque un millénaire le châtaignier a dominé la vie des Cévennes. Fruits, bois, feuilles, tout de lui a abondamment été utilisé par les hommes pour qui il fut longtemps la première ressource. On a pu parler d'une véritable civilisation du châtaignier. L'homme en a tiré l'essentiel de sa subsistance, il en mangeait quasiment chaque jour sous la forme d'une soupe appelée bajanat. Il en a aussi nourri ses animaux.
Dossier de presse du Centenaire – le 11 avril 2009 5
♦ Le centenaire de la ligne d’Anduze à Saint Jean du Gard s’expose du 11 avril au 28 juin 2009
Dans le cadre des festivités du centenaire, le Syndicat Intercommunal pour la promotion touristique de la Vallée du Gardon regroupant les communes d’Anduze, Générargues, Mialet, Corbès, Thoiras et Saint-Jean-du-Gard et le Train à Vapeur des Cévennes présentent une exposition itinérante retraçant l’histoire de la construction de la ligne de chemin de fer et des ouvrages d’art associés.
Composée d’un diaporama, de documents et de photos historiques et contemporaines, l’exposition va à la rencontre du public d’avril à juin 2009.
Quelques dates sont complétées par des commentaires et des débats proposés et menés par Daniel TRAVIER.
Daniel TRAVIER est né à Saint-Jean-du-Gard ; enfant, déjà, il collectionnait tous les objets ayant un lien avec l’histoire des Cévennes ; il a fondé le Musée des Vallées cévenoles dont il est aujourd’hui le conservateur.
Depuis 2002, Daniel TRAVIER travaille au transfert de l’actuel Musée des Vallées cévenoles vers le site de Maison Rouge, première filature industrielle française construite en 1836 par Henri Léon Molines. Nommée Maison Rouge car elle était de brique, la première filature française qui fut aussi la dernière en activité est située à Saint-Jean-du-Gard. Elle est classée aux Monuments Historiques. (Voir complément d’information en annexe du dossier de presse).

Voici le calendrier de l’exposition itinérante (entrée libre) :
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UNE LIGNE CONSTRUITE POUR DEVELOPPER L’INDUSTRIE DE LA SOIE
100 ans de la ligne Anduze – Saint Jean du Gard

tvc_presse_img_019Déjà au 13e siècle dans la région d’Anduze, la production de la soie marquera tout le Languedoc, surtout les Cévennes. Au 18e siècle, chaque famille paysanne ou presque "éduque le ver et tire son fil". Au 19e siècle, la filature se concentre en milieu urbain avec des centres importants comme Alès, Saint- Ambroix, Ganges, Le Vigan, Anduze ou encore à Saint-Jean-du-Gard où des activités de bonneterie se sont aussi installées. Les bas de soie cévenols vont habiller tous les mollets des cours d'Europe.
L'un des deux arbres mythiques des Cévennes, le mûrier, doit son implantation massive dans la région à un recul du châtaignier (l’autre arbre mythique), qui, comme l'olivier, a mal résisté aux terribles gelées de 1709.
Cette date marque vraiment le début de la conquête de la montagne cévenole par l'arbre d'or.
Néanmoins, le mûrier était promis dès le départ à un bel avenir. Et les premières traces de l'activité des trahandiers, les tireurs de soie, remontent à la fin du 13e siècle à Anduze. La sériciculture se développe peu à peu dans le sud de la France. Et cette activité est devenue très vite une affaire d'Etat. La première ordonnance royale encourageant la plantation de mûriers remonte à 1544.
Sous le règne d'Henri IV, la France est devenue une grande consommatrice de soie et de devises, les soieries étant importées d’Italie. Le roi fait tout pour encourager cette branche économique. Son conseiller La Femas et Olivier de Serres, agronome protestant du Vivarais, lui sont d'une aide précieuse dans cette entreprise.
L'Etat accentue son soutien. Des subventions sont même accordées à la sériciculture sous Colbert. Cet engouement exclut les huguenots qui détenaient pourtant dès l'origine l'industrie soyeuse à Nîmes. Les vexations et les mesures plus strictes qui visent les protestants poussent nombre d'hommes à émigrer pour exercer leurs activités soyeuses en Angleterre, en Allemagne, en Hollande...
Avec l’apaisement relatif des troubles religieux, l'effort de plantation des mûriers reprend de plus belle.
Dans les Cévennes, presque chaque famille "éduque le ver et tire son fil". Le fil brut est alors vendu à des négociants. L'étape du tissage a lieu dans des centres spécialisés comme Nîmes et surtout Lyon.
Dans les villes du piémont cévenol, à Alès, à Ganges, au Vigan, à Anduze ou encore à Saint-Jean-du-Gard, en revanche c'est la bonneterie qui prend son essor. Les bas de soie cévenols vont habiller tous les mollets des cours d'Europe.
La prospérité des élevages de vers à soie connaît son apogée lors de la première moitié du 19e siècle. C'est l'époque aussi où les petits ateliers de filature sont peu à peu remplacés par des unités plus productives.

La vapeur a fait son apparition et ouvre la porte à l'industrie. Les filatures des bourgs cévenols vont avaler chaque jour des centaines d'ouvriers, mais surtout d'ouvrières. Si les femmes se retrouvent majoritaires dans beaucoup de filatures, elles régnaient déjà depuis le début de l'aventure de la soie sur l'éducation du ver. Elles accordaient tous leurs soins et parfois leurs prières pour que la graine devienne cocon.
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En cette deuxième moitié du 19e siècle, alors que la production du ver à soie prend un tour industriel, le projet de ligne reliant Anduze à Saint-Jean-du-Gard se concrétise grâce à René Boudon, maire de Saint-Jean-du-Gard. La commune compte alors plus de 30 filatures. Le maire, qui est aussi banquier et propriétaire de plusieurs filatures à Saint-Jean, trouve un soutien auprès de l’oncle de sa
femme, Cornelis de Witt, qui préside alors aux destinées de la compagnie du PLM.
Après 5 ans de travaux, la ligne d’Anduze à Saint-Jean-du-Gard sera inaugurée le 26 mai 1909.
Grâce à la nouvelle liaison ferroviaire, le charbon et les cocons importés sont acheminés vers les filatures saint-jeannaises tandis que la soie grège produite part alimenter les moulinages et le tissage lyonnais.
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SOIE, POTERIE ET TANIN ONT BENEFICIE DE L’ARRIVEE DU CHEMIN DE FER
100 ans de la ligne Anduze – Saint Jean du Gard

Si la soie produite à Saint-Jean-du-Gard est la première industrie à bénéficier de l’arrivée du chemin de fer (voir page 6 du dossier de presse), la poterietanin implantée à Saint-Jean-du-Gard vont également tirer profit de l’arrivée du chemin de fer.
d’Anduze et l’usine à

tvc_presse_img_020La ville d’Anduze était un centre de production de poterie important et reconnu, en vaisselle de toute sorte, en tuiles et tuyaux de canalisation, en bassines pour les filatures de soie, en jarres à huile et toute la poterie utilitaire. Mais sa réputation nationale provenait de ses grands vases de jardins au vernis jaspé. La légende nous dit, qu’au 17e siècle, un potier d’Anduze ayant vu, à la foire de Beaucaire, grand centre d’échange commercial de l’époque, des vases Médicis venus d’Italie, s’en serait inspiré, pour créer le vase d’Anduze, haute poterie élégante ornée de guirlandes retenues par des macarons.

L’histoire n’authentifie pas la légende, mais l’on sait que les plus anciens vases bien identifiés à ce jour sont connu signés Gautier, potiers d’Anduze et remontent au premier tiers du 18e siècle. Depuis, les potiers ont su perpétuer la fabrication de ces vases renommés dans le monde entier.

Avec l’arrivée du chemin de fer et la possibilité d’acheminer la terre jusqu’à Anduze la poterie prend un nouvel essor ; au début du 20e siècle, Anduze compte 5 potiers.

La toute nouvelle liaison ferroviaire attire de nouveaux industriels. Une usine de fabrication de tanin de châtaignier est construite à Saint-Jean-du-Gard en
même temps que la voie.

Parmi les ressources financières de la population locale, on compte en effet durant quelques décennies la récolte du bois de châtaignier destiné à la fabrication du tanin servant à traiter les peaux de cuir pour leur conservation (procédé découvert en 1846). C'est dans ce contexte que se développe l'industrie chimique des régions castanéïcoles. Dès 1870 la maladie de l'encre apparaît portant gravement atteinte aux châtaigneraies.
Les Cévennes sont touchées et pour pallier au manque à gagner, les agriculteurs vendent leurs arbres morts aux usines de tanins. L’existence de la voie ferrée à Saint-Jean-du-Gard permet l'évacuation d'une plus grande production. Le tanin, en tonneaux ou en sacs, emprunte la ligne de
Saint-Jean-du-Gard à Anduze pour rejoindre Nîmes où il est vendu par des droguistes en gros.
Avec l’exode rural, les châtaigneraies seront massivement abattues pour les extraits tannants et après la fermeture de l’usine de St-Jean-du-Gard, c’est le bois brut qui sera acheminé par le train. C’est lui qui justifie en grande partie le maintien de l’exploitation marchandise dans les années 1950 et 1960.
1905-1909 : 4 ANNEES POUR CONSTRUIRE 13 KM D’UNE LIGNE ESCARPEE
100 ans de la ligne Anduze – Saint Jean du Gard
L’histoire de la ligne reliant Anduze à Saint-Jean-du-Gard remonte à 1879 alors formulée à l’état de projet comme Ligne gardoise du PLM.
En 1881, la compagnie des chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) ouvrait la portion de voie ferrée reliant Alès à Anduze.
C’est sous l’influence de René Boudon qui fut maire de Saint-Jean-du-Gard de 1884 à 1919 et conseiller général que le projet devient réalité.
Banquier et propriétaire de plusieurs filatures à Saint-Jean, René Boudon trouve un soutien auprès de l’oncle de sa femme, Cornelis de Witt, qui préside alors aux destinées de la compagnie du PLM. Persuadé que le train ne peut que favoriser le développement de l’industrie de la soie, le maire de Saint-Jean s’investit totalement pou obtenir la construction de la ligne.
Cinq ans après l’ouverture de l’enquête d’utilité publique et malgré les réticences de la ville d’Anduze qui tient à préserver son statut de terminus avec son manège de diligences, René Boudon obtient en 1897 l’extension de 13,2 km d’Anduze jusqu’à Saint-Jean-du-Gard qui est alors déclarée d’utilité publique. Le tracé définitif sera approuvé en 1903.
tvc_presse_img_021En 1905 , les travaux de construction commencent. Marcel PROUZET, né à Saint-Jean-du-Gard en 1885, y participe. Il est chargé des relevés. Il consigne les étapes des travaux dans un document que viennent illustrer les photos de son père. (Voir extrait du document en annexe).
En raison de la topographie accidentée des lieux, de nombreux ouvrages d’art sont construits : quatre tunnels, un grand pont métallique et cinq viaducs en maçonnerie, sans compter plusieurs kilomètres de murs de soutènement et une multitude de petits ouvrages hydrauliques.
Les quatre gares, les sept haltes et maisonnettes de garde des passages à niveau qui subsistent encore de nos jours sont construites en pierre de taille dans le style classique des bâtiments PLM.
La première gare d’Anduze, assez éloignée du centre, est détruite pour être rebâtie à l’entrée de la ville.
La gare de Saint-Jean devient le terminus. Pour y amener les voyageurs, l’avenue René Boudon est percée et le Pont Neuf est bâti sur le Gardon.
Au terme de cinq années de travaux, la ligne est inaugurée le 26 mai 1909.
En 1909, la ligne de chemin de fer d’Anduze à Saint-Jean-du-Gard totalise 14 km 432 m 76 cm (dont 1 100 m de l’ancienne à la nouvelle gare d’Anduze).
Elle traverse 5 communes : Anduze, Générargues, Corbès, Thoiras, Saint-Jeandu-Gard.
Elle court sur 355 parcelles acquises auprès de 118 propriétaires représentant 45 ha, 48 a et 25 ca ; le tracé donnera lieu à 40 expropriations.
Elle comporte 3 gares : Anduze, Thoiras, saint-Jean-du-Gard, 1 station : Générargues, 2 haltes : Corbès et Massiès.
Elle enjambe 10 viaducs (dont un pont métallique) représentant une longueur de 1,12 km sur 54 arches.
Elle franchit 3 souterrains et 3 galeries voûtées.
Elle nécessite la construction de 84 aqueducs, ponceaux, ponts et passages  inférieurs, 5 passages supérieurs et 1 450 m linéaires de murs de soutènement, soit 24 350 m de maçonnerie.
Elle croise 15 passages à niveau avec 5 maisons de garde-barrière.
C’est sans compter les tonnes de ballast, les kilomètres de rails, de traverses et de clôtures qui composent les 14 km de ligne.
Elle aura coûté 10 814 000 francs (soit 749 268 francs du km) soit environ 200 millions d’euros actuels.
Les entreprises et le personnel
Pour la réalisation de la ligne c’est une douzaine de grandes entreprises spécialisées dans les travaux ferroviaires (les principales) qui ont été mises à contribution pour assurer les terrassements, les maçonneries, les ouvrages métalliques, les charpentes métalliques, la serrurerie… sous la conduite de deux sections PLM d’encadrement des travaux, basées l’une à Anduze et l’autre à St- Jean-du-Gard. La main d’œuvre très spécialisée leur est en général attachée et les suit de chantier en chantier. Les manœuvres, terrassiers, certains maçons…
sont embauchés sur place parmi les populations locales ou voisines des départements du Gard, de la Lozère et de l’Ardèche.
Même s’il est difficile de dénombrer le personnel employé à la réalisation de la ligne, un chantier d’une telle importance participe forcément à une forte revitalisation économique locale.
Toutes les communes cévenoles affichent une décroissance démographique régulière et forte entre 1866 et 1926 sauf les communes traversées par la ligne de chemin de fer à savoir Anduze, Générargues, Corbès, Thoiras et St-Jean-du-Gard, qui en 1906 ont inversé ponctuellement la courbe de dépopulation. Ces communes totalisent une population de 10531 habitants en 1866, 8842 habitants en 1886, 9545 habitants en 1906 et 6241 habitants en 1926.
A l’issue du chantier, des cévenols embauchés pour la construction ont suivi leur entreprise et sont partis. Tel fut le cas de Marcel Prouzet. En revanche, d’autres, venus de l’extérieur avec leur entreprise se sont installés sur place et ont fait souche tels les frères Legrand, ouvriers serruriers, venus de Bordeaux pour la réalisation du tronçon Lézan - Anduze. Ils ont épousé des fileuses de soie de St-Jean-du-Gard et y ont créé leur entreprise de serrurerie.
Enfin, la construction de la ligne a développé une animation culturelle intense, du moins à St-Jean-du-Gard. Les personnels de la section d’étude et d’encadrement se sont investi fortement dans la vie culturelle locale (jeunesses laïques, groupes de musique, orphéon, orchestre à cordes, groupe de théâtre…). Des revues théâtrales ont été écrites (par le chef de la section PLM) montées et données sur des thèmes locaux : arrivée du chemin de fer, grandes grèves des fileuses de soie de 1906…

UNE RECONVERSION TOURISTIQUE REUSSIE

100 ans de la ligne Anduze – Saint Jean du Gard
1940-1971 : fin de l’exploitation commerciale
La seconde guerre mondiale amène une réduction des activités de la ligne ; la desserte voyageurs est interrompue le 5 juin 1940.
La desserte marchandises en traction vapeur perdurera quelques années, abondée dans les années 50 par l’exploitation du bois, notamment du châtaignier.
Le 31 juillet 1971, la fin de l’exploitation de la ligne par la SNCF intervient. Un projet de déclassement de la ligne afin d’en récupérer les rails pour moderniser le réseau corse est envisagé.
1982 : la ligne est sauvée par un projet touristique
Le démantèlement de la  ligne est évité grâce à la création de l’association « Train à Vapeur des Cévennes » qui propose des circulations touristiques dès le 3 juin 1982.
Jusqu’en 1985, l’équipe bénévole accueillera 30 000 voyageurs chaque saison.
Des dissensions surviennent qui mettent un terme à l’aventure.
1986 : la famille Zielinger reprend les rênes du Train à Vapeur des Cévennes
L’exploitation est confiée à la Compagnie Internationale des Trains Express à Vapeur (CITEV) qui, en raison du succès de sa première saison et des importants investissements que nécessite l’entretien de la voie et du matériel, crée une société d’exploitation sous forme de SARL et 4 emplois à temps plein dès 1987.
1989-1992 : de 50 à 100 000 touristes-voyageurs
Grâce à l’amélioration permanente du site, à l’extension des périodes d’ouvertures et aux importantes campagnes de promotion, la notoriété du Train à Vapeur des Cévennes et sa fréquentation ne cessent de progresser.
Le cap des 50 000 voyageurs est franchi en 1989, les 100 000 sont atteints en 1992.
1997-2003 : la ligne devient 100% accessible aux personnes à mobilité réduite
Une voiture spécialement aménagée permet d’accueillir les personnes à mobilité réduite à bord du train. L’aménagement complet du site sera couronné en 2003 par l’obtention du label « tourisme et handicap ».
2001 : le premier train à vapeur en France
Au cours de la saison 2001, plus de 156 000 personnes seront accueillies  par une équipe de 14 salariés permanents aidés de 14 employés saisonniers. Le train à Vapeur des Cévennes est le premier train touristique français en traction vapeur.
2006 : cette saison anniversaire détient le record de fréquentation
L’année 2006 marque la vingtième année d’exploitation de la ligne par la CITEV.
Pour l’occasion, le site du Train à Vapeur des Cévennes accueille le premier salon des chemins de fer touristiques qui réunira plus de 30 exploitants français. Le record de fréquentation est dépassé avec plus de 157 700 voyageurs.
2009 : un siècle de services qui contribuent au développement économique des Cévennes
Au cours du siècle écoulé, la ligne, d’abord à vocation industrielle, puis, à vocation touristique a largement contribué au développement économique des Cévennes.
Véritable composante du patrimoine ferroviaire national, elle permet, en outre, de préserver le patrimoine architectural de la ligne.
Le centenaire de la ligne sera célébré avec faste tout au long de la saison.

le Train à Vapeur des Cévennes en chiffres
♦ année de naissance
→ 1982
♦ Infrastructures
13 km de voie unique
♦ Parcours
Anduze – St Jean du Gard
23 000 kilomètres parcourus chaque saison
♦ Entretien
17 000 traverses renouvelées depuis la création
10 km de rail remplacé
1.400.000 euros consacrés à l’entretien et à la réparation des voies
coût d’entretien moyen : 3500 euros/km/an
♦ Ouvrages d’art
3 gares : Anduze, Thoiras, St Jean du Gard
4 tunnels
8 viaducs
♦ Matériel
3 locomotives vapeur en circulation
2 locomotives diesel en circulation
1 autorail en circulation
2 locomotives vapeur en cours ou en attente de rénovation (une rénovation nécessite de 10 000 à 20 000 heures de travail)
14 voitures passagers
1 voiture pour l’accueil des personnes à mobilité réduite
capacité d’une rame : de 500 à 900 places
♦ Personnel
13 emplois annuels à temps plein
16 emplois saisonniers
♦ Visiteurs
150 000 visiteurs en moyenne par saison
2,6 millions de visiteurs cumulés
♦ Services
1 aire de pique-nique en libre accès
1 buvette/snack/sandwicherie
1 wagon pique-nique
♦ Ouverture
du 1er avril au 1er novembre
♦ Tarif journée
adulte : 13 euros
enfant (4 à 12 ans) : 8 euros
chiens, vélos : 3 euros

TRAINS TOURISTIQUES ET PATRIMOINE INDUSTRIEL DONNEES NATIONALES
100 ans de la ligne Anduze – Saint Jean du Gard
• Le poids économique des trains touristiques en France

Les chemins de fer touristiques génèrent de l’emploi direct et indirect (souvent en zone rurale fragile) et des retombées économiques quantifiables : un euro dépensé sur un site génère un euro de marge brute dans l’économie locale.
Ils se situent au sixième rang des sites récréatifs – ex-aequo avec la Cité des Sciences et devant le Musée d’Orsay – avec 3 millions de visiteurs par an. (Source : Odit France)*
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• Les trains touristiques contribuent à la préservation d’édifices du patrimoine industriel

L’exploitation des 80 Chemins de Fer Touristiques que compte le territoire français contribuent largement à l’entretien d’ouvrages d’art exceptionnels : ponts, viaducs, tunnels.
Ils permettent en outre de prolonger la mémoire régionale : ainsi, le Train à
Vapeur des Cévennes a–t-il été construit pour acheminer vers Alès la production issue de la sériciculture cévenole.
• Les répercussions directes et indirectes au plan économique
Des études menées pour le compte de l’UNECTO, l’union des chemins de fer touristiques, l’indiquent : un euro dépensé sur le site d’un chemin de fer touristique génère un euro de marge brute dans l’économie locale.
D’ailleurs, le Train à Vapeur des Cévennes multiplie les partenariats pour trouver des synergies entre l’activité Chemin de Fer touristique et l’économie locale, voire départementale.
Ainsi, le Train à Vapeur des Cévennes a-t-il créé une gare à mi-parcours de son itinéraire pour permettre aux voyageurs de visiter la première Bambouseraie d’Europe et aux visiteurs de la Bambouseraie d’agrémenter leur séjour dans les Cévennes par un voyage en train.

Au cours des dernières saisons, on peut estimer à 40 000 voire 50 000 le nombre de personnes à avoir rejoint en train la Bambouseraie de Prafrance (soit environ 15% des entrées du parc).
Le Train à Vapeur des Cévennes propose encore aux groupes des produits touristiques intégrant des prestations de restauration confiées à des établissements locaux.
La fréquentation du Train à Vapeur des Cévennes est de l’ordre de 150 000 visiteurs, dont 10% d’étrangers (et parmi eux 50% de néerlandais). Ce taux de fréquentation le place au 8ème rang des sites touristiques du département du Gard.
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PERSONNES RESSOURCES ET RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
100 ans de la ligne Anduze – Saint Jean du Gard
François ZIELINGER
Depuis vingt ans, François ZIELINGER préside aux destinées de la CITEV qui exploite le Train à Vapeur des Cévennes depuis 1986. François, le cadet, a repris les rênes de l’entreprise en 1989, à la disparition de son frère Benoît.
Chaque année depuis 1989, François multiplie les initiatives et renouvelle l’offre du site pour le plus grand bonheur des quelque 150 000 visiteurs annuels.
Depuis 2006, François ZIELINGER fait partager son expérience de la vapeur à d’autres sites touristiques français ; son équipe forme le personnel d’exploitation et conseille les collectivités dans leurs achats de matériel ancien.
Stéphane SCHNEIDER
Stéphane SCHNEIDER est « tombé dans la vapeur » tout petit.
Il supervise la restauration du matériel moteur et remorqué, de l’infrastructure et la formation du personnel sur site et hors site. Il intervient également auprès des collectivités dans le cadre de contrats de maîtrise d’œuvre confiés à la CITEV.
David HAGEN
David est le chef de dépôt du Train à Vapeur des Cévennes. Il entretient et dorlote les machines à vapeur toute l’année afin qu’elles soient resplendissantes et donnent le meilleur d’elles-mêmes tout au long de la saison.
Daniel TRAVIER
Il est la mémoire de Saint-Jean-du-Gard et de tout ce qui se rapporte de près ou de loin aux Cévennes.
Collectionneur depuis l’enfance, il a créé le Musée des Vallées cévenoles à Saint-Jean-du-Gard dont il est le conservateur.
Depuis 2002 il travaille au transfert du Musée sur le site de Maison Rouge, première filature industrielle française construite en 1836 à Saint-Jean-du-Gard et classée aux Monuments Historiques.
Francine CHEVALLIER
Elle est la petite fille de Marcel PROUZET (né à Saint-Jean-du-Gard en 1885) qui débute sa carrière en 1905 dans l’équipe de la section d’étude de la ligne de Chemin de Fer Anduze – Saint-Jean, basée à Saint-Jean-du-Gard. Il est chargé d’effectuer les relevés de terrains.
Marcel PROUZET, alors âgé de 20 ans, consignera  dans un cahier les étapes de la construction de la ligne. Francine CHEVALLIER souhaite partager ce récit bourré d’anecdotes savoureuses et illustré des photos de son arrière-grand-père.
Jean-Claude FOURBET, Yannick FOURBET et Marie FOURBET-LOURD
Jean-Claude FOURBET et ses enfants Yannick et Marie dirigent La Poterie Le Chêne Vert, une entreprise familiale dans laquelle le tourneur et les artisans potiers s’attachent à reproduire avec une grande précision les gestes ancestraux qui ont fait la réputation du vase d’Anduze.
Les créations du Chêne Vert et les étapes de fabrication des vases s’inspirent du travail de la dynastie des Gautier, artisans potiers à Anduze à partir du 17e siècle.
La maison compte des clients prestigieux tels le Château de Versailles ou l’Abbaye de Cluny.

Renseignements pratiques
♦ Ouverture
du 1er avril au 1er novembre
♦ Le Train à vapeur des Cévennes circule
Tous les jours du 1er avril au 31 août 2009
Tous les jours sauf le lundi du 1er au 30 septembre 2009
Tous les jours sauf les lundis et vendredis du 1er octobre au 1er novembre 2009
♦ Services
1 aire de pique-nique en libre accès
1 buvette/snack/sandwicherie
1 wagon pique-nique
♦ Tarif journée
adulte : 13 euros
enfant (4 à 12 ans) : 8 euros
chiens, vélos : 3 euros
Tarifs groupes et scolaires à partir de 20 personnes.

Renseignements et réservation au 04 66 60 59 01 ou en ligne sur www.trainavapeur.com
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>> Photos et images libres de droits à télécharger sur l’adresse suivante :
http://www.trainavapeurdescevennes.fr/index.php/ftp
Identifiant : presse
Mot de passe : media
Toute l’actualité du Train à Vapeur des Cévennes sur www.trainavapeur.com
ANNEXES
100 ans de la ligne Anduze – Saint Jean du Gard
o Impressions et Souvenirs de Marcel PROUZET
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o Le Musée des Vallées cévenoles à Maison Rouge
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o Le Chêne Vert, potier à Anduze
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